Du fromage, du vin, du pain et un québécois

jeudi 10 mai 2007

En vrac

Salut à tous,

Avant de publier quelques photos de mon voyage en Bretagne, je me suis dit que quelques petits points sur la France vous ferait bien rire :

  • Il n'y pratiquement pas de moustiquaires à Paris... Faut dire qu'il n'y a pas énormément de maringouins aussi.
  • Le mythe du service exercécrable à Paris est véritable selon moi. Il y a deux semaines, j'ai vu un américain se faire engueler par un gérant de restaurant et lui dire "d'aller chez McDonald si voulait un service rapide", "qu'on n'avait pas besoin de gens comme ça en France". J'ai cru qu'il allait manger un coup poing sur la gueule sincèrement tellement ça manquait de respect.
  • En France, il y a 2 limites de vitesse : 110 quand il pleut, 130 quand il fait soleil. Je trouve l'idée plutôt bonne personnellement.
  • En France, il y a des photos radars partout...
  • La société française dans son ensemble est convaincue que la centralisation et la planification de tout travail est indispensable à son bon fonctionnement (les anglais par exemple parlent souvent du monstre bureaucratique français). Mon travail est un bon micro exemple de cette société. Plutôt que de faire confiance aux individus et de rajouter des mécanismes de test les aidant à repérer leurs erreurs, on préfère inverstir des ressources pour tout vérifier, normaliser, ... et du coup on limite les accès à absolument tout. Tout ça rend le travail ultra pénible et beaucoup trop long pour rien. Je dois faire "examiner" tout ce que je fais. On appelle ça "intégrer mon travail", une gigantesque perte de temps si vous me poser la question. Et chaque fois que ça plante, qu'est-ce qu'on fait? On rajoute un contrôle de plus, plutôt que de resserer nos tests en charge de détecter le plus tôt possible toute erreur. Bref, ici on pense que la procédure, la planification est la solution à tout alors que dans la socitié nord-américaine on préfère généralement le modèle évolutif, d'essai-erreur (quoiqu'au gouvernement on repassera). Ici on perd d'énormes heures à débattre d'un sujet plutôt qu'à passer à l'action et à expérimenter. Je ne dois surtout pas prendre d'initiative et tout le monde semble étonné lorsque je prends une décision. Bref comme vous pouvez le constater, c'est ce que j'aime le moins de la France jusqu'à présent.
  • Beaucoup de Parisiens ne paient pas le métro (j'en ai vu plus que ma part). Plutôt que d'augmenter les vérifications par des agents, les français dans leur manie de vouloir tout contrôler ont posé des énormes portes partout derrière les tourniquets sensés stopper les malfrats. Tout ce qu'elles réussissent à faire selon moi est de vous faire carrément chier lorsque vous transporter des choses mais elles n'empêchent en rien les fraudeurs voulant vraiment entrer de réussir.
  • Quand je parle des restaurants et magasins ouverts le dimanche, les français me demandent quand est-ce qu'on se repose au Canada. Le concept de la rotation leur semble étranger.
  • Il est très difficile de se trouver un job d'été lorsqu'on est étudiant (normal avec leurs heures d'ouverture), il faut s'y prendre 6 mois d'avance et beaucoup ne trouvent rien.
  • La plupart des français se font donner des tickets restaurant par leur employeur :-) Les lunchs devant l'ordinateur sont très rares ici et je ne m'en plain pas.
  • Il faut pratiquement une ordonnance pour obtenir n'importe quelle sorte de médicament, par exemple des réactines.
  • Le système de santé français est étonnament à 2 vitesses.
  • Un 5 à 7 ici signifie un club échangiste ou un truc comme ça. On parle plutôt de "pot" ou de "happy hour" pour les bars.
  • L'industrie des dépanneurs ici est détenue majoritairement par les arabes, l'équivalent des chinois chez nous.
  • Les français se font la bise ou se serrent la main chaque fois qu'ils se croisent pour la première fois au travail le mâtin.
  • Les français finissent souvent de travailler très tard. Par exemple, mon coloc peut rentrer à 9h00 certains soirs parce que le boss lui a dit de terminer quelque chose avant de partir.
  • On ne dit pas souliers ici mais chaussures... Il semble que ça les fasse bien rire quand je dis ça.

0 commentaires:

Publier un commentaire

S'abonner à Publier des commentaires [Atom]



<< Accueil