Du fromage, du vin, du pain et un québécois

lundi 29 janvier 2007

À la recherche d'un appart. et d'un fer à repasser

Bon et bien, après cette courte pause. Je peux enfin continuer ma petite histoire si ça vous intéresse bien sûr :) Je vais essayer d'aller un peu plus vite question de rattraper le temps perdu. Alors dans ce message, je vous parlerai de ma première semaine à Paris (par chance que j'avais pris beaucoup de notes).

Ma première semaine commence un peu follement. Tout d'abord, je ne suis pas encore remis du décalage horaire et j'ai fini de travailler jeudi dernier alors c'est pas évident en ce lundi mâtin. Autre problème, l'hôtel n'a pas de fer à repasser bien que ce soit écrit dans la brochure. Peut-être que le préposé au comptoir n'a rien compris de ce que j'ai dit aussi, ça arrive par moments. Or, toutes mes chemises et pantalons sont dans un piteu état après ce long voyage coincé dans ma valise. En plus, je ne sais pas vraiment comment faire un noeud de cravate. Disons que je suis pas un grand fan de cet étrangleur à la mode. Ça commence bien ...

Toutefois, ce mâtin là j'ai de la chance (et oui parfois elle est du bon côté). Je réussis à trouver un ensemble pas trop frippé et une cravate dont le noeud est encore fait. J'enfile le tout en vitesse, je descend dans la salle à manger de l'hôtel pour prendre mon petit déjeuner composé de boulangerie, jus et café (léger mais très bon) avant de foncer prendre le métro en direction des bureaux de mon employeur. Le trajet me prend une bonne demi-heure mais c'est à ce moment que je vis un de mes premiers chocs culturels par rapport au comportement des gens dans le métro. Ici on ne fait pas la queue et on ne laisse pas les gens sortir du métro. Dès que les portes ouvrent, on essaie de se précipiter à l'intérieur sans faire attention aux autres. Comme si ça allait passer... Les parisiens ne se gênent pas non plus pour vous dépasser dans les queues vers les escaliers, pour vous couper le passage, ... Ils essaient même pas de vous éviter la plupart du temps. C'est comme le jeu du "chicken" sur les voies ferrées au Québec : on attend jusqu'au dernier instant pour essayer d'éviter l'autre. Vous me direz que c'est comme ça dans toutes les grandes villes, peut-être mais je n'avais jamais eu cette impression avant et qui perdure toujours. Bon je ne veux pas passer pour le grand chialeux, Paris a beaucoup de bons côtés après tout mais je dirais que c'est l'aspect que j'aime le moins de cette ville jusqu'à présent.

Une fois arrivé au travail, on me présente quelques collègues, on va prendre prendre un petit café (de machine, 0,30 euros pas cher :)) et ensuite on m'installe à un poste pour la mâtinée question que je règle tous mes trucs (surtout mon compte de banque). Il y a un autre québécois dans la pièce qui travaille en France depuis plusieurs années alors on discute beaucoup et il m'apprend plein de choses sur les différences France/Québec. Très utile disons. J'ai très rapidement la chance de mettre en pratique car j'appelle la banque pour ouvrir mon compte et demande à parler à la personne qui m'a été référée par la compagnie (car elle est habituée de traîter les cas des détachés canadiens). La personne a l'autre bout du fils me demande d'attendre un instant et je l'attend ensuite discuter avec quelqu'un pour me faire dire qu'elle est absente en ce moment et de rappeller plus tard. Bizarre. Mon collègue québécois m'explique alors que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire ici en France. En France, on pose rarement une question vite et précise sans prendre le temps d'aborder la discussions et d'expliquer le contexte. Je rappelle donc 30 minutes plus tard. Cette fois-ci j'aborde la conversation de cette manière : "Bonjour monsieur. Excusez-moi de vous déranger, je travaille pour tel employeur. Je suis détaché et ....". Résultat : j'ai un rendez-vous le jeudi suivant.

Vient l'heure du déjeuner (diner), je pars à la recherche d'un adaptateur pour mon ordinateur car celui que j'avais apporté n'a que 2 trous (bref pas de ground). Mon ordinateur portable est vraiment très important car il constitue le seul moyen pour moi de rester en communication avec tout le monde au Québec. Bref, je fais 3 magasins et je trouve absolument rien. Tant pis, je rentre au boulot. L'après-midi est un peu plus dur. On me pratique à faire des entrevues car ici les consultants sont questionnés et approuvés par le client avant d'être envoyés sur un projet. Là-dessus, je trouve qu'on aurait intérêt à suivre leur exemple. On éviterait peut-être certains désastres notamment au gouvernement. Enfin, à la fin de la journée, je commence à bien m'en sortir ce qui tombe bien car j'ai déjà une entrevue le lendemain pour une banque. Finalement, le soir je rentre à l'hôtel et je ne resors que pour aller bouffer parce que je suis trop crevé. Avant de me coucher, je règle le problème du repassage en mouillant mes chemises et en les laissant sécher dans ma salle de bain. Une pièce de robot pour Alex!! Je décide aussi de porter la même cravate en attendant d'avoir accès à internet pour apprendre comment faire ce satané noeud.

Le lendemain, tel que convenu, je me rends au lieu de l'entrevue tôt le mâtin, à vrai dire un peu plus tôt que prévu. C'est que la veille un collègue français m'a indiqué d'aller visiter la FNAC pour trouver un adaptateur pour mon portable. Qu'est-ce que la FNAC? Il s'agit d'un mix de Archambault/Future Shop à la française qui offre à peu près tout ce qui peut exister au niveau divertissement. J'aime beaucoup cette chaîne. Bref, je me dépêche de me rendre à cet endroit avant l'entrevue, pour y découvrir une foule de monde. Au début je comprends pas trop, je me dis qu'ils doivent avoir reçu des Wii ou un truc du genre. À mesure que j'attends l'ouverture, la foule grossit encore et encore. Lorsque les portes ouvrent, c'est la frénésie totale C'est seulement une fois à l'intérieur, que je comprends ce qui se passe : c'est le lancement de World of Warcraft Expansion Pack. Merde j'ai pas choisi la meilleure des journées pour faire mes achats. Ma chance a encore frappé. On devrait me rennomer le paratonerre. Finalement, je trouve un adaptateur et je fonce payer car j'ai peur d'être en retard avec toute cette foule. En route, vers mon entrevue, j'ouvre l'emballage et je découvre avec bonheur que cet adaptateur n'a pas plus de ground. Argh! Tant pis, j'ai pas le temps d'aller en acheter un autre.

L'entrevue se déroule plutôt bien. Le milieu a l'air sympathique : il n'y a pas de paravents :) Ils m'indiquent que j'aurai des nouvelles jeudi. Cool! J'appelle ensuite mon responsable pour savoir si je dois retourner à l'entrerise. Je suis chanceux car il me donne l'après-midi pour arranger tous mes trucs. Là je suis content car je suis assez fatigué et surtout je vais pouvoir retourner chercher ces %#?$% d'adaptateurs à la FNAC. Finalement, après un peu plus de 15 mins de recherche (ce magasin fait 5 étages...), je trouve enfin un petit coin rempli de cet accessoire indispensable et là je peux voir au travers de l'emballage que ceux-ci supportent les grounds. J'en achète 2 au passage et je retourne à l'hôtel. Je passe le reste de la journée à relaxer et à écouter des films. J'apprends aussi à faire ce noeud de cravate à la con en utilisant un site internet. Pas très compliqué finalement mais bon faut bien apprendre quelque part.

Mercredi, rien de spécial, je passe une partie de l'avant-midi à lire et écrire des mails et l'après-midi je passe une entrevue pour une autre banque. Là ça se passe vraiment très bien et de ce que je comprends ils me veulent au plus vite. Ça s'annonce bien. Le soir arrivé, je dois visiter un appartement. Je me rends là-bas. Déjà j'aime pas trop le quartier. Assez moche disons et les parages sont pas très rassurants. Mon idée est déjà faite mais tant qu'à être ici, autant allez visiter l'appartement. Le gars est sympathique et aime bien mon accent car il aime bien les bougons (il les télécharge sur le net). Il a l'air de quelqu'un de bien mais l'appartement n'est vraiment pas beau (en ruine serait un meilleur terme). Je lui dis que je lui donnerai des nouvelles d'ici lundi mais mon idée est déjà faite. De retour à l'hôtel, je vérifie mes courriels et je m'aperçois que Sophie, la fille dont j'ai visité l'appartement dimanche, m'offre d'être son colocataire. Je suis très content et je crois bien accepté mais je préfère attendre car le lendemain je visite un autre appartement.

Le jeudi, je goûte à mes première pièces de boulangeries et patisseries. Entre autre, pain au chocolat, éclair, croissants, ... Succulent, j'aimerais bien qu'on aille autant de petites boulangeries comme ça au Québéc. À vrai dire, la réputation culinaire de la France n'est pas exagérée. C'est vrai que les restaurants sont chers mais c'est rarement de mauvaise qualité. Par exemple, je suis allé avec quelques collègues dans une sorte de restaurant rapide pour le midi (style cafétéria ou traiteur). Et bien, les pâtes étaient délicieuses et le dessert un petit gâteau était digne d'un patissier alors que pour le prix je m'attendais à quelque chose à la mcdo. C'est très rare que l'on sert quelque chose de mauvais ici même lorsque c'est pas cher. J'adore jusqu'à maintenant la nourriture en France. Pour le reste de la journée, il se passe pas grand chose, je lis et passe mon temps à visiter des sites Web. Je vais ouvrir mon compte à la banque en fin de matinée et je vais ensuite déjeuner avec mon collègue québécois dans un restaurant de bifteck à l'américaine (un peu de viande ça fait du bien). Ils nous apportent du pain mais comme toujours sans beurre. Eh oui la plupart des français mangent leur pain sans beurre ce qui est inconcevable pour nous. J'ai ainsi la chance de demander pour la première fois du beurre dans un restaurant depuis que je suis à Paris. Pour ceux qui ne le savent pas, les parisiens ne comprennent absolument pas notre façon de prononcer "beurre". Je crois que c'est le mot le plus détesté des Québécois visitant Paris. Le serveur me fait répéter 2 fois mais il est sympathique alors pas de soucis et on obtient finalement ce que l'on veut. Le soir venu, je visite un autre appartement, cette fois-ci dans le premier arrondissement juste à côté de la plus grande station de métro/train de Paris. Le bâtiment est très beau et en plus il y a une cour intérieure. Je monte au premier où Fred (un français de 25 ans) et Tanya (une espagnole de 23 ans) me font visiter. L'appartement est tout simplement génial par rapport à tout ce que j'ai vu auparavant. Il a un salon et une salle à manger, un jacuzzi, un lave-vaisselle et énormément de rangement. Tout est meublé de façon très élégante et il y a même des tapis. En plus, l'appartement est en plein centre du centre-ville de Paris alors il y a tout ce qu'il faut dans les parages. Ce n'est pas nécessaire de toujours prendre le métro. Je discute un peu avec Tanya et Fred et ils semblent fort sympathiques. À ce moment, je suis fortement intérressé à l'appartement alors question d'évaluer mes chances, je leur demande combien de visiteurs ils ont eu jusqu'à maintenant : 7. Bref j'ai de la compétition. En repartant, j'ai ce sentiment que c'est ici que j'aimerais rester. Malheureusement, il ne seront pas en mesure de me donner des nouvelles avant la semaine suivante. Le dilemme se pose : Est-ce que je prends le risque ou bien je bien j'accepte l'offre de Sophie (elle veut une réponse pour le lendemain mâtin). Son appartement est très bien et elle est très sympathique. Toutefois, j'ai vraiment peur de déprimer en ayant qu'une seule pièce où habiter et cet appartement a quelque chose de magnétique qui m'attire vers lui. Je décide de tenter le tout pour le tout et d'opter pour cet appartement que je viens de visiter.

Le vendredi c'est plutôt calme mais j'ai la confirmation que ma 2ème entrevue fut la bonne: je commence un mandat mardi prochain. Le reste de la journée, je lis et essaie de remettre à jour dans plusieurs trucs que j'ai voulu faire pendant longtemps. Très relax mais durant la journée j'ai un mail de Fred me disant qu'ils veulent allez prendre une bière avec moi ce soir question de mieux me connaître. Là je suis vraiment content car je sais que s'ils veulent me revoir c'est que j'ai de très bonnes chances d'avoir l'appartement et en plus je vais pouvoir sortir à mon premier vendredi soir à Paris. La vie fait bien les choses parfois :) J'accepte et je vais les rejoindre vers 20h30 à leur appartement. On opte pour un bar cubain et on discute. Tanya et Oscar (le colocataire qui quitte et est aussi espagnol) sont surpris de mon accent car ils ne connaissaient pas le Québec et on souvent de la difficulté à me comprendre. C'est assez amusant et je suis content de rencontrer des gens de d'autres pays. Surtout que l'Espagne m'a toujours attiré. J'adore cet accent et j'espère bien pouvoir visiter ce pays durant mon séjour ici. On passe une super belle soirée et ils me disent que dimanche j'aurai une réponse. Je rentre un peu éméché pour ne pas dire chaud. J'écoute quelques films avant de dormir d'un sommeil lourd et profond. Le lendemain je me réveille pour découvrir un petit email de Tanya et Fred : "Bienvenue nouveau colocataire". La fin de semaine commençait bien!

Mon premier jour à Paris

Bon où en étais-je. Ah oui j'étais filé au lit vers 12h samedi. Eh bien figurez que je n'allais pas encore pouvoir me reposer paisiblement. Et non! Seulement une heure après avoir fermé les yeux et m'être enfin endormi, le téléphone sonne encore! Merde! Qu'est-ce que j'ai oublié cette fois?? Je décroche : "Monsieur, on vient de recevoir un appel de l'aéroport Charles de Gaulle. On a retrouvé votre bagage et il sera ici vers 23h.". Bon au moins je ne me suis pas réveillé pour rien. N'emphêche que je commence à vraiment vouloir arracher ce téléphone. Finalement, je peux enfin m'endormir. Je me réveille vers minuit à cause du décalage horaire. Je descend donc au rez-de-chaussé vérifier si mon sac a été livré. Il est bel et bien là, m'attendant sagement tout près de l'escalier. Je suis hyper content et soulagé jusqu'à ce que je me souvienne que je vais devoir le monter au 6ème étage. J'essaie d'entrer dans l'ascenseur en essayant toutes les positions inimaginables, rien à faire ça ne rentre pas. Je dois prendre l'escalier et me taper toute l'ascension. J'avais l'air d'un vrai Sherpa sorti tout droit du Népal avec mon immense sac de 60 litres sur le dos. Je finis par me rendre et après cette petite pause santé, je décide de me recoucher. Toutefois, bien que je sois toujours très fatigué, rien à faire. Le décalage horaire est trop fort et je passe l'heure qui suit à gigoter dans le lit sans pouvoir fermer l'oeil. Tant pis, je vais lire un peu, jusqu'à 4h du mâtin. Finalement je réussi à me rendormir pour me réveiller vers 10h le lendemain.

Une fois réveillé, je prends une douche en vitesse et je file dehors pour effectuer ma première visite de Paris. En passant, vous devriez voir les séchoirs à cheveux dans cet hôtel, on dirait des aspirateurs. Assez bizarre. Je suis très chanceux car c'est une magnifique journée. Il fait au moins 10 degrés Celsius. En fait, c'est très rare ce genre de température à Paris durant l'hiver, surtout que le soleil est radieux en cette première journée d'exploration. À ce moment, je me sens vraiment en vacances.

Pour vous situer, mon hôtel est tout près de la Seine (la rivière traversant Paris) et de la place de la Bastille. C'est à cet endroit que je prends le métro tous les mâtins. En voici une photo (en été) :


* En passant aucune des photos ne vient de moi. Je n'en ai pris aucune pour le moment. Oui oui, je sais je vais m'y mettre :)

Maintenant que je suis dehors, je dois décider où je vais. J'aimerais bien trouver un magasin d'électronique (vous comprendez pourquoi plus loin) mais on est dimanche et le dimanche rien n'est ouvert. Profitons plutôt de mes premières heures pour faire le touriste. Je n'ai cependant aucune idée de où aller et de quoi visiter car je n'ai pas eu le temps de me renseigner. Bah ça n'a pas d'importance. Rien de tel que se perdre un peu pour découvrir une nouvelle ville. En plus, Paris est très dense et il y a des stations de métro à tous les coins de rue pratiquement. Je décide de suivre la Seine car j'aime bien les rivières. Je marche un peu et regarde les maisons. Mon premier sentiment est de trouver tout ça beau et charmant mais en même temps très gris. Pour ceux qui n'ont jamais vu Paris, toutes les maisons pratiquement sont faites en pierre colorées dans de mêmes teintes. Un gris ou un jaune terreux la plupart du temps (Thierry tu me reprends si je me trompe parce que moi les couleurs tu sais...). Je me dis que ça manque un peu de couleur en hiver mais comme il semble y avoir encore plusieurs arbres, je me dis que ça doit être très joli en été une fois que le feuillage est réapparu. J'ai hâte de voir. Je marche encore un instant avant de voir une sorte de clocher d'église apparaître au loin. À mesure que j'avance, je me rends compte que c'est plutôt une immense cathédrale juché sur une ile au milieu de la seine. Vu sa forme, je réalise que ça ne peut être que Notre-Dame. C'est quelque chose d'étonnant pour nous Nord-Américains qui sommes habitués de vivre dans des villes très étendues. Ici à Paris, le centre-ville est très concentré et on peut visiter plusieurs monuments en une journée et même tomber sur certains par mégarde comme moi.

Je m'approche et je traverse un petit pont pour aller voir le tout de plus près. Plutôt spectaculaire et pourtant j'en ai vu des églises. Voici une petite photo pour ceux qui ne connaissent pas :

* On voit le petit pont par où je suis arrivé alors imaginer comment c'est spectaculaire de si près :)

Je contemple le tout pour quelques minutes seulement qu'est-ce qu'il y a des touristes ici. C'est la folie. De toute façon, je dois quitter car c'est l'heure d'aller visiter mon premier appartement (une colocation).

Je file à l'hôtel et j'appelle la demoiselle, Sophie, qui loue l'appartement. Elle m'indique le chemin et on se donne rendez-vous une heure plus tard. Bon c'est l'heure de prendre le métro parisien pour la toute première fois. Le ticket coûte seulement 1,40 euros et je n'ai aucune difficulté à me rendre à la bonne station. Et non je ne me suis pas perdu, enfin pas encore. Une fois arrivé là bas, je rappelle Sophie (en passant, pas facile utiliser une cabine téléphonique française...) question qu'elle m'indique le reste du chemin. On se donne rendez-vous à quelques coins de rue de là. Je suis ces instructions, tourner à droite après la station de métro sur telle rue. Seulement, il y a 2 problèmes. Tout d'abord, la station de métro est de l'autre côté de la rue alors je passe tout droit sans la voir, jusqu'à ce que j'atteigne la suivante et comprenne que quelque chose n'allait pas. Ensuite mais surtout, je suis incapable de trouver où sont indiqués les ?%& noms de rue. Ca m'a pris quelques jours avant de m'apercevoir qu'ils n'étaient pas inscrits sur des affiches fixées au bout de pôteaux comme chez nous mais directement placardées sur les facades des immeubles. Bref, tout ça pour dire que je la retrouve mais avec environ 25 min. de retard. On discute un peu et elle me fait visiter son appartement. La chambre qu'elle m'offre est super bien pour le prix. Je suis vraiment intéressé mais le seul hic est que j'ai très peur de m'ennuyer dans une seule pièce (je reviendrai sur le sujet dans un autre message). Étant donné que je suis arrivé en retard, Sophie m'indique que l'autre candidate va arriver sous peu.

Disons que c'est un peu étrange de visiter un appartement en même temps que l'autre personne avec qui tu es en compétition mais bon c'est moi qui me suit perdu après tout. Au moins, Sophie a la brillante idée de nous inviter à aller dans le centre-ville de Paris étant donné que je viens tout juste d'arriver, question de me montrer quelques endroits "sympas" et de prendre un café. Ça commence bien! Qui disait que les parisiens n'étaient pas accueillants :) En fait, je devrais dire les parisiennes. On est allé voir quelques coins sympathiques dont l'hôtel de ville et la fontaine de St-Michel (le quartier branché de Paris de ce que j'ai compris). C'est cool parce qu'il y a une patinoire devant l'hôtel de ville. Si seulement il n'y avait pas autant de monde, j'aurais fait quelques tours de piste. Voici quelques photos :




On a terminé le tout devant un bon petit café français (ici on ne boit que des expressos) sur une terrasse. Évidemment, je les ai bien fait marrer avec mon québécois :
  • Ils comprennaient absolument pas "j'ai de la misère", ici ça veut dire être dans rue, manquer d'argent. Il faut dire "j'ai du mal".
  • Ils comprennent "entrevue" mais c'est plutôt à connotation amoureuse ici. On dit plutôt "entretien".
  • On ne dit pas "coke" mais "coca". Ok j'avoue que celle là, je ne m'y ferai jamais.
  • Un "portable" ici est un téléphone cellulaire et non un ordinateur portable.
  • "Magasiner" que tout le monde connait, "on va faire du shopping".
  • ... (les autres me reviendront en temps opportun :)
Une fois le café fini, on se sépare et Sophie nous indique qu'elle nous donnera des nouvelles sous peu avant qu'on rentre chacun chez nous. Peu importe ce qui arrive, je suis heureux de ma journée. J'ai trouvé ça fort sympathique de leur part de m'inviter comme ça sans me connaître. C'est beaucoup plus le fun de découvrir une ville avec la complicité de ses habitants. Ma première journée (éveillée) fut assez agréable et mon séjour s'annonce bien.

Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui. J'espère ne pas vous avoir ennuyé car ce message était plutôt long. Je vais essayer demain de parler de mon premier jour de job. Là on va rire :) Bon allez a+!

dimanche 28 janvier 2007

De retour

Et oui me revoici après quelques semaines de silence! Je reprends mes fonctions de blogger invétéré. Vous ne pensiez tout de même pas vous débarrasser de moi aussi facilement. Tout de même... c'est que je me sens bien seul dans ma petite chambre d'hôtel alors autant raconter mes aventures en sol français.

Trève de plaisanteries, ça fait maintenant un peu plus de 2 semaines que je suis arrivé à Paris et laissez moi vous dire que je n'ai pas eu beaucoup de temps libre. Ce fut la course folle du début à la fin, d'où ce silence de ma part (en plus des problèmes d'électricité). Alors j'ai beaucoup de choses à vous raconter. Pour aujourd'hui, je vais vous raconter mon arrivée à Paris et dès demain je vais essayer de condenser tout ce que j'ai fait durant les dernières semaines en quelques messages. Bref je devrais publier très régulièrement cette semaine :)

Commençons donc par le tout début. Je suis parti de l'aéroport de Québec (eh oui ça se peut!!!) le vendredi 12 janvier. Tout commence très bien car je suis en mesure de prendre un vol partant 1 heure plutôt que celui que j'étais sensé prendre au départ. Super car mon transfert sur Montréal était un peu serré dans le temps! Seul petit hic, ma grosse malette est beaucoup trop lourde. 30 lbs de plus que le poids maximum autorisé. Oups! Je dois faire un deuil sur mes livres de référence. Tant pis je les ramènerai dans 3 mois lorsque je passerai prendre mon visa. Une fois mes bagages enregistrés, je passe par la sécurité et finalement je décolle. 1 heure plus tard me voici à Montréal où j'embarque subito presto sur mon vol à destination de Paris. Le vol est de nuit alors j'en ai passé la grande majorité à ronfler. J'espère seulement ne pas avoir cogné des clous sur l'épaule de mon voisin :) Quelques 6 heures plus tard, je me réveille à la lueur du jour pour m'apercevoir que nous sommes presques arrivés. Finalement, je vais pouvoir faire mes premiers pas sur le sol européen.

Je débarque de l'avion, je passe par les douanes françaises où je n'ai pas droit à une seule question ou une parole. Beaucoup plus facile de rentrer en France qu'aux É-U, au Japon ou même dans mon propre pays. Ce doit être mon sourire... Enfin il me reste plus qu'à reprendre mes bagages avant de filer en taxi. Évidemment, ma légendaire "chance" pour les situations bizarres ou ennuyantes revient me hanter. Après plus d'une heure d'attente, je n'ai toujours retrouvé aucun bagage. Ça commence bien... Compte tenu de la situation, je me rends au comptoir de réclamations des bagages perdus. J'y retrouve une dizaine d'autres passagers du même vol que moi, la plupart dans une rage de colère. J'assiste à ma première enguelade entre français. Une fois mon tour arrivé, je m'adresse à la personne au comptoir très calmement. Après tout, ce n'est pas en s'énervant que la situation se corrigera. Elle semble apprécier et prend le temps de m'expliquer que tous les bagages perdus sont probablement toujours à Montréal et nous seront livrés dans quelques jours. Subitement, elle reçoit un appel sur sa radio disant qu'une dizaine de bagages ont été retrouvés. Comble du bonheur parmi ces bagages j'en retrouve 2 qui m'appartiennent (dont mon écran d'ordinateur!). Il manque toutefois encore mon sac contenant tout mes vêtements, ce qui est plutôt chiant. Je m'imagine mal aller travaillé en jeans le lundi suivant et le dimanche tout est fermé normalement en France (en fait ce n'est pas le cas durant le mois de janvier) alors pas question d'en acheter de nouveaux. Tant pis, j'en ai plein le cul d'attendre dans cet aéroport et je dois prendre une bonne douche car après une nuit dans l'avion, disons que je ne dégage pas les plus charmantes odeurs.

Je monte donc dans un taxi direction l'hôtel que ma compagnie m'a réservé. J'ai à ce moment mes premières vues sur la France, à priori rien de particulièrement extraordinaire surtout en cette saison de temps gris. C'est normal car l'aéroport de Paris est situé à l'extérieur de la ville même. Ce que j'aperçois sont les superbes blocs appartements des banlieues de Paris. Laissant le paysage de côté, je décide de discuter avec le chauffeur qui est un espagnol naturalisé. Le gars est très gentil et m'explique pleins de trucs sur Paris au passage. Je suis chanceux car il n'y pas beaucoup de traffic. Nous arrivons à l'hôtel en un temps record. La course m'a coûté 38 euros alors que normalement elle se chiffre autours de 100 euros. Aux alentours de l'hôtel, je peux commencer à admirer la beauté de Paris. Chaque immeuble est splendide. Ils ont généralement tous aux environs de 7 étages et sont construits suivant des architectures qui leur donne un cachet et une beauté hors du commun. Il n'y a pratiquement aucun bâtiment laid à prime abord.

Une fois débarqué du taxi, j'entre à l'hôtel et demande les clés de la chambre réservée à mon nom. Cool tout a bien été réservé et payé par ma compagnie. Seulement j'hérite d'une chambre au 6ème. Normalement je n'aurais pas rechigné mais c'est que vous ne connaissez pas la taille des ascenseurs en Europe. Ils sont généralement minuscules et celui de cet hôtel l'est particulièrement. Or, j'ai 2 énormes bagages avec moi (par chance que je n'en avais pas 3). De peine et de misère, je réussis à pénétrer dans l'ascenseur. La personne au comptoir a du me donner un coup de main :) J'arrive au 5ème car l'ascenseur ne va jusqu'au 6ème. Plus qu'un étage à monter avant d'atteindre ma chambre mais je dois affronter les escaliers. Allons courage, j'entame ma montée. C'est pénible mais je gravis les marches une à une. Qu'est-ce que mes bagages sont lourds! J'y suis presque lorsque soudain BANG je m'étale de tout mon long dans l'escalier. C'était pas chic disons. Le bruit alerte une femme de chambre qui vient me donner un coup de main. Finalement, j'entre dans la chambre. Elle semble plutôt petite au premier abord mais elle très comfortable en plus de comporter l'Internet wifi gratuit. Je prends une douche et je m'étends sur mon lit prêt à dormir les 20 prochaines heures. Or, 30 minutes plus tard mon téléphone sonne. $?&#"$ c'est quoi cette merde encore? On ne peut avoir la paix 30 minutes dans ce pays. C'est le chauffeur de taxi qui m'indique que j'ai oublié tout un dossier contenant tout un tas de papiers importants dans son taxi. Heureusement, il est pas trop loin alors il m'indique qu'il passera dans environ 30 min. Je descends et je l'attends patiemment. Une fois les documents récupérés, je remercie mille fois le gars. C'était extrêmement cool de sa part de m'avoir appelé et s'il me les avait pas rapporté, j'aurais été vraiment dans la merde. En plus, la course m'a couté que 9 euros. Finalement, je remonte et cette fois rien ne peut m'empêcher de tomber dans un sommeil profond que j'avais bien mérité.

Bon et bien c'est la fin de ce premier message, j'espère ne pas vous avoir ennuyer. Pour ceux et celles que ça intéresse, la suite sera en ligne dès demain soir alors je vous dis un gros à bientôt car ici il est aux alentours de 22h30 et je travaille demain mâtin. A+